Jamais auparavant
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Arthur! Regardes ce que ton Dieu a encore exigé! Je te parie que derrière ce mur, ils ont emmuré des pauvres innocents..!Le principal intéressé se tourna vers
Bors et constata qu'il était déjà en train de démolir le mur avec l'aide de
Dagonnet. Le chef du village que les chevaliers comptaient aider au passage tenta de les en dissuader mais
Guenièvre le tint en joue, son arc tendu.
Bors, Gauvin, Lancelot, Tristan et Arthur entrèrent dans le bâtiment et descendirent un escalier similaire à celui qui les avait menés à découvrir
Guenièvre et un enfant. Ils arrivèrent dans une pièce où des prisons contenaient près de dix personnes mais sur les dix, seuls 3 semblaient en vie: Un enfant, un vieillard et une femme. Ils évacuèrent ces trois pauvres personnes très faibles et
Arthur continua un peu avec l'espoir presque éteint de trouver un survivant de plus. Mais les corps sans vie s'accumulaient, tous plus décharnés les uns que les autres... Jusqu'à ce qu'il arrive à une cellule vide. Il s'approcha, intrigué et vit une jeune femme recroquevillée contre le mur... En vie.
-Tristan! J'ai besoin de ton aide!Le chevalier trottina jusqu'à
Arthur et l'aida à sortir la porte de ses gonds pour libérer la jeune femme. Cette dernière se redressa et recula jusqu'au mur en les regardant avec haine.
Arthur tenta de l'attraper par le bras mais elle le repoussa violemment.
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On ne vous veut aucun mal... Je suis Arthur, chef militaire romain, et voici Tristan, l'un de mes chevaliers.Mais elle en avait visiblement rien à faire de qui ils étaient, tout ce qui semblait lui être évident était qu'ils étaient un danger.
Arthur retenta de l'attraper mais elle lui mordit la main. Il gémit et retira sa main en la secouant comme pour chasser la douleur.
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Tristan, je te laisse t'occuper de cette charmante jeune femme.Le principal intéressé esquissa un sourire amusé alors qu'
Arthur sortait de la cellule en jetant un regard agacé à l'ancienne prisonnière.
Tristan s'approcha de la jeune femme et se baissa à sa hauteur.
-Si on avait voulu vous torturer ou vous tuer, vous ne seriez plus dans cette cellule. Les Saxons arrivent, vous avez une chance de survivre si vous venez avec nous...
-Aya.Tristan la regarda un instant, elle avait des coupures sur tout le corps et ses lambeaux ne la protégeaient sûrement pas du froid et des maladies.
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Je suis Aya.Le guerrier acquiesça et se redressa. Il lui tendit la main qu'elle prit mais à peine debout, elle s'effondra sur elle-même; trop faible pour tenir. Il la rattrapa et la prit dans ses bras pour la sortir des catacombes. On amena de l'eau puis il alla déposer la dénommée
Aya dans un chariot où elle serait soignée.
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Y aurait-il une future dame Tristan..?Le guerrier se tourna vers
Galaad et Gauvin qui semblaient moqueurs.
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Les femmes et moi c'est comme Galaad et la tactique.Galaad fusilla
Tristan du regard mais ce dernier remontait déjà à cheval. Il avait été un brin troublé par la lueur de crainte mêlée à la haine qui avait brillé dans les yeux de cette femme. Il sentait déjà son prénom le hanter sans pouvoir rien y faire. Lui laissant un goût amer sur le bout des lèvres, un goût pour ne l'avoir que pensé et non prononcé...
*...Aya...*
Alors qu'ils faisaient une halte pour la nuit, les chevaliers qui s'étaient réunis autour du feu entendirent des cris. Ils redressèrent la tête simultanément, intrigués puis
Lancelot sembla comprendre avec un sourire en coin.
L -
Je crois que notre nouvelle amie n'est pas coopérative pour ce qui est des soins...Les autres rirent doucement puis
Galaad se tourna vers
Tristan.
G -Toi qui a eu l'immense honneur de lui parler, elle t'a dit son nom..?
T -A... Je ne l'ai pas retenu.
Gauvin -Moi je crois que tu l'as retenu mais que tu ne veux pas l'avouer.
T -Quel intérêt j'aurai eu à retenir le nom d'une étrangère..?
Bors -Ce n'est pas n'importe quelle étrangère, elle a de beaux yeux.Tristan leva les yeux au ciel. Comme s'il était du genre à s'amouracher d'une réfugiée..!
Guenièvre interrompit les moqueries des chevaliers en arrivant, l'air agacée.
Gu -Elle refuse qu'on la touche..! Des soldats ont tenté de la calmer mais il n'y a rien à faire, elle blesse quiconque s'approche d'elle.
Arthur -Et bien abandonnez.
Gu -Elle est sérieusement blessée à l'abdomen et son épaule est démise. Sans compter les coupures qui risquent de s'infecter. Si on ne l'aide pas elle mourra.
Ar -Tristan, occupes-toi d'elle.
T -Et pourquoi moi?
Ar -Parce que tu as été le seul à l'approcher jusque là.Le guerrier soupira et se leva pour suivre
Guenièvre sous les regards moqueurs de ses compagnons chevaliers.
Tristan entra sous la tente que lui indiqua
Guenièvre et aperçut
Aya recroquevillée dans un coin, un couteau à la main et prête à se défendre. Il s'approcha prudemment puis s'assit en face d'elle sur le lit improvisé.
-Vous avez besoin d'aide.
A -Je refuse la torture.
T -Nous n'avons aucune raison de vous torturer. Nous sommes là pour vous aider. Si personne ne vous soigne ça, vous risquez la mort.
A -Approchez pour voir.Il sourit devant son air de défi et se leva. Elle se redressa et lui fit face, prête à le blesser au moindre geste... Mais
Tristan était non seulement rapide mais en plus il avait l'avantage de ne pas être blessé. Il para l'attaque puis lui plaqua violemment la main contre le mur afin qu'elle échappe le couteau. Il poussa l'arme du bout du pied et l'empêcha de se débattre.
T -Je ne vous ferai aucun mal, calmez-vous..! Laissez les soigneuses s'occuper de vous.
A -Elles ne m'inspirent pas confiance.
T -Alors laissez-moi faire.
A -Qui vous dit que j'ai confiance en vous?
T -Vous ne vous débattez pas longtemps avec moi... Je vais commencer par vous remettre l'épaule dans le droit chemin. Tenez, mordez ça.Elle hésita puis prit le bout de tissu qu'il lui tendait et le plaça dans sa bouche en serrant de toutes ses forces sa mâchoire dessus. Il posa une main sur son épaule endolorie et l'autre sur sa main puis lui fit un signe de tête. Elle ferma les yeux et il tira un coup sec sur le membre.
Aya gémit et glissa contre le mur mais
Tristan la rattrapa et la déposa sur le lit. Elle s'assit en reprenant sa respiration puis le remercia à mi-voix. Il acquiesça puis attrapa la bassine d'eau et les herbes nécessaires pour soigner la jeune femme. Il releva le haut de sa tunique puis désinfecta sa plaie patiemment. Elle l'observa durant sa tâche mais le chevalier restait concentré sur son but... En apparence. Dans sa tête tout se mélangeait, il était troublé par le regard de cette femme, l'habitude d'être presque indifférent à la gente féminine était bouleversée avec celle-ci. Jamais il n'aurait songé à jouer les soigneurs pour l'une d'elle un jour... Bien sûr qu'enfant il avait rêvé d'aimer. Mais il était désormais chevalier; et sa destinée était de mourir au combat. C'était irrévocable, le destin l'avait voulu ainsi et il l'acceptait... Mais dans le regard, les attitudes et ses mains sur la peau abîmée de cette femme... Tout changeait. Son but prenait vraiment sens tout en devenant flou. Il plaqua quelques herbes sur la plaie de la jeune femme puis recouvrit la blessure d'un linge. Il rangea le reste puis rapporta une bassine et un linge humidifié.
T -Passez ça sur les coupures, ça devrait nettoyer les dégâts.
A -Je ne peux pas le faire dans le dos.
T -Commencez par le reste, je vais vous trouver à manger puis je vous aiderai.Il allait sortir quand elle l'interpella. Il se tourna et entendit avec amusement qu'elle le remerciait avec amertume. C'était une femme d'honneur, et se rabaisser à avoir besoin d'aide avait dû l'agacer... Ce qui expliquait son hostilité. Tristan dégota de quoi manger puis retourna sous la tente. Aya n'était pas dans son champs de vision jusqu'à ce qu'elle sorte de derrière un paravent avec une tunique propre.
A -Je déteste cet habit.Il esquissa un sourire puis lui tendit ses trouvailles. Elle se retint un minimum mais se jeta tout de même sur la nourriture, elle était affamée.
Tristan la regarda faire en souriant puis alla changer l'eau de la bassine. Jamais une femme ne lui avait fait baisser sa garde à ce point... Et
Aya lui faisait un bien fou rien qu'en posant son regard sur lui. Même si ses yeux n'exprimaient en rien de l'amour ou de la sympathie, ses expressions suffisaient à diffuser en lui de nouvelles croyances. Il la rejoignit et constata qu'elle avait littéralement dévoré tout les vivres qu'il avait rapporté.
T -Vous voulez toujours de mon aide?
A -Si vous le faîtes avec autant de douceur que pour ma blessure, alors oui.Une lueur d'amusement passa dans les yeux de l'homme et il s'assit derrière elle en attrapant le linge imbibé d'eau. Elle fit glisser sa tunique de ses épaules à son bassin et il passa avec délicatesse sur sa peau blessée. Le silence était total, à la pointe de la gêne mais sans jamais aller trop loin. Il lui essuya le dos avec un linge sec puis ne put s'empêcher de remplacer le tissu par sa main. Il sentit des frissons naître sous ses doigts alors qu'il dessinait et redessinait les contours des brûlures et coupures sur la peau d'
Aya. Doucement il remonta sa tunique jusqu'à ses épaules puis elle se tourna vers lui. Il tendit la main vers sa joue avec hésitation puis remit des mèches de cheveux rebelles en place. Il sourit d'un air rêveur puis laissa glisser sa main de sa joue à son cou avant de la déposer sur son genoux.
A -Vous avez de la famille chevalier?
T -Il est possible que quelque part dans ce monde se trouve encore mes parents. Et vous... Aya..?Elle hésita puis leva les yeux vers lui.
A -Massacrée, par des chevaliers comme vous.
T -Je suppose que je dois en être désolé.
A -Si vous ne le pensez pas alors laissez la dignité de ceux que j'ai aimé intacte et ne prétendez pas défendre une cause contre laquelle vous avez œuvré plus de 15 ans.Il inclina la tête en signe de respect devant sa douleur et l'honneur qu'elle souhaitait garder.
T -Votre peuple s'en est également pris au mien.
A -Mon peuple s'est défendu de vos agressions.
T -Êtes-vous toujours aussi prudente envers les gens?
A -Ne faire confiance à personne m'a permis de rester en vie.
T -Alors vous ne dormez jamais vraiment...
A -Juste assez pour ne pas être fatiguée.
T -Vous mentez.Aya baissa les yeux et
Tristan eut donc confirmation de ce qu'il pensait. Il siffla doucement ce qui attira l'attention de la jeune femme.
A -Qu'est ce que vous faîtes..?
T -Je vous aide.Le chevalier tendit le bras et son aigle vint de poser dessus. Elle regarda l'oiseau avec un mélange d'admiration et de surprise. Qu'allait-il encore faire pour elle?
T -Cette nuit, vous allez placer votre vie entre mes mains et surtout, entre les griffes de mon ami.
A -Mais...
T -Je n'accepterai en aucun cas un refus. Vous avez besoin de repos, je peux vous offrir ceci.
A -Je vous l'ai dit je n'ai confiance en personne.
T -Je suis différent et vous le savez. Vous ne m'avez pas blessé moi. Je dormirai à côté de vous et au moindre signe, nous serons prévenus.Aya hésita puis se coucha alors que
Tristan s'occupait de son aigle. Le rapace s'envola puis
Tristan se coucha à côté d'
Aya. Il lui murmura de bien dormir puis ferma les yeux pour trouver le sommeil. Il était troublé par elle c'était indéniable... Était-ce de l'amour ou l'intrigue de la nouveauté..? La deuxième idée collerait plus à son caractère. Mais c'est alors qu'il allait se persuader de la deuxième alternative que son trouble s'accentua en remettant tout en doute. Il sentit une main chercher la sienne et une tête se caler contre lui. Il hésita un instant puis ouvrit les yeux pour constater qu'
Aya était blottie contre lui. Il reposa sa main sur son dos et referma l'autre sur la main chercheuse de sûreté de la jeune femme. Il s'endormit avec un sentiment étrange au fond de la gorge. Il avait envie de la protéger sans savoir vraiment pourquoi... Sûrement ignorait-il qu'elle changerait autant sa vie que sa mort.
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Avis positifs ou négatifs je prends tout sans me vexer..!
Après tout, si ça ne plaît à personne, il me suffit de supprimer ce blog et de continuer toute seule.
^^Alors dîtes-moi...
=)